Autobiographie de Sainte Thérèse d’Avila, châpitre 21

“Ah! que doit sentir une âme, quand, de cette région où elle est parvenue, elle est forcée de revenir au commerce des hommes, et d’assister comme spectatrice à cette pitoyable comédie de la vie présente! Quel supplice pour elle de consumer le temps à réparer les forces du corps par la nourriture et par le sommeil! Tout lui pèse, elle ne sait comment fuir, elle est enchaînée, elle se voit prisonnière. Oh! comme elle sent sa captivité dans ce corps, et la misère de la vie! Qu’elle comprend bien la raison qui portait Saint Paul à supplier Dieu de l’en affranchir! Avec l’Apôtre elle élève de grands cris vers Dieu, et lui demande la liberté. J’ai parlé déjà de ces aspirations; mais ici, ce sont des désirs si impétueux, que très souvent l’âme paraît vouloir s’élancer hors du corps, pour saisir cette liberté qu’on lui refuse. Elle se regarde comme vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est le plus amer, c’est de trouver bien peu d’âmes qui gémissent avec elle et demandent la fin de leur exil, tandis que le plus grand nombre n’aspirent qu’à jouir de la vie.”

 

http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Avila/Autobiographie/autobiographie5.html  ET

http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/la-foi-prise-au-mot-therese-d-avila/00079441

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9r%C3%A8se_d%27Avila

 

© Copyright Victoria Douglas de Antiquis
French Holistic Writer
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