Un discours essentiel

SECRETAIRE GENERAL ONU : Antonio Guterres

 

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Conception assistée ou adoption ?

A l’approche de Pâques où nous chassons les œufs… Un “conte de fée” m’est relaté, d’une jeune femme qui n’a pas la possibilité physiquement de concevoir un enfant, et se rapproche d’une solution de gestation pour autrui aux États-Unis. Ce projet présenté par ses proches comme une issue heureuse, me semble devenir le délire de notre société, où la nature au sens large est bafouée !

En effet, même si je suis capable de comprendre, avec compassion, le drame de certaines femmes, qui n’ont pas la joie de concevoir leur enfant, j’ai beaucoup d’hésitation sur la gestation à travers le corps d’une autre femme, juste loué sur 9 mois, moyennant finances …

La nature est merveilleuse quand elle nous offre l’opportunité humaine de mettre au monde un être conçu par l’amour d’un homme et d’une femme.

Un enfant n’est pas un consommable, que l’on fait naître à son image, avec les caractéristiques génétiques potentielles des ovules et spermatozoïdes implantés pour la circonstance, dans le corps d’une femme consentante à cet effet ! C’est dans ce cas cultiver l’ego de ses pseudo « géniteurs » qui veulent un bébé ressemblant et rendre la mère porteuse captive de leur humeur …

Utiliser le corps d’une mère « généreuse » louée pour la circonstance, comme un robot, me choque profondément. Dans ce cas, la mère porteuse est loin d’être une machine à concevoir, même si on la respecte. Cette femme peut naturellement, émotionnellement, viscéralement, être très attachée à l’enfant qu’elle porte, jusqu’à l’obligation de l’abandon de l’accouchement pour autrui… C’est un déchirement pour le nouveau-né, comme pour sa maman biologique,  gestatrice de substitution !

Impossible ici d’utiliser l’expression « donner la vie » puisqu’il s’agit d’une gestation monnayée au prix de la vie et de celui de l’abandon obligatoire, contractuel !

L’enfant ressent dès sa conception les subtilités de l’entourage parental, quel qu’il soit … Ce « deal » de gestation pour autrui,  n’est pas le plus épanouissant des moyens de conception d’un être, qui a le droit de se développer, dès son origine terrestre, dans les meilleures exigences de l’amour parental!

Quand on voit la détresse quotidienne montrée dans les media des enfants orphelins, perdus dans les désastres de guerres ou catastrophes humanitaires… Il est dramatique, a contrario, d’imaginer ces mères louées pour satisfaire un besoin narcissique de maternité et/ou de paternité !

Humaine, naturelle et éthique reste l’adoption, qui ne peut que réjouir le cœur d’un orphelin qui aura toute sa vie durant le bonheur d’un foyer, qui le désire plus que tout au monde et la reconnaissance d’avoir lui aussi été désiré ! C’est ce que souhaitent les parents dignes de ce nom, que leur enfant s’épanouisse dans l’amour et évolue en tant que personnalité à part entière pour lui-même, plutôt que de satisfaire leur ego.

La naissance d’un enfant n’est pas du tout l’achat d’un bien de consommation, sinon nous tombons dans le travers dangereux de l’eugénisme ! Dans toute cette chronique je prends le parti de l’être humain avant tout, même si cela ne semble pas à la mode, des tendances ou promesses de ceux qui nous gouvernent !

IL EST POSSIBLE DE CONCEVOIR LA VIE, HUMAINEMENT, FRATERNELLEMENT, A TOUS LES INSTANTS ! FAUT-IL ENCORE ÊTRE ATTENTIF ET VIGILANT A TOUT ÉVENTUEL DÉBORDEMENT, QUI PEUT PARAITRE UN PROGRÈS, UNE ÉVOLUTION CERTES TECHNIQUE, MAIS NE FAIT QUE RÉGRESSER LES VALEURS HUMAINES, AU PROFIT DE l’EGO D’UNE CIVILISATION, QUI OUBLIE QUE l’AMOUR EST LE PLUS IMPORTANT…

N.B. : EN ÉCHO AVEC CETTE CHRONIQUE, UNE BELLE AVENTURE HUMAINE, MALGRÉ LE DRAME DU MASSACRE DE SA FAMILLE… MERCI CORNEILLE !

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© Victoria Douglas de Antiquis       

Copyright Victoria Douglas de Antiquis
French Holistic Writer
Chronique du 15 Avril 2017
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Encyclique Laudate Si…

 

C’est ainsi que commence cette encyclique dédiée à la création et à l’écologie humaine.

«Laudato si’, mi’ Signore », – «Loué sois-tu, mon Seigneur», chantait saint François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : «Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe »

Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l’exploiter. 

La violence qu’il y a dans le cœur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l’eau, dans l’air et dans les êtres vivants. C’est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui «gémit en travail d’enfantement» (Rm 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussière (cf. Gn 2, 7).

Notre propre corps est constitué d’éléments de la planète, son air nous  donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure.

Texte intégral encyclique Laudate Si