LA LEÇON DES ARBRES : entraide, solidarité & fraternité …

LES ARBRES ONT UNE VIE SECRÈTE QUE NOUS N’IMAGINONS PAS…

 JE CITE EN ENTIER CE MAGNIFIQUE ARTICLE PARU SUR LE HUFFINGTON POST DE :

Sandra Lorenzo ,  Journaliste responsable de la rubrique C’est La Vie

Getty Images/iStockphoto
Les arbres ont une vie secrète que nous n’imaginons pas

PRINTEMPS – Ils parlent entre eux, partagent les richesses du sol, s’entraident, apprennent les uns des autres. Bienvenue dans le monde merveilleux des arbres. Une vie secrète dont la science découvre progressivement l’étendue et la complexité.

Dans un récit passionnant et engagé, publié en janvier 2017 en français, Peter Wohlleben, un forestier allemand qui travaille à la tête d’une forêt gérée de manière non productiviste raconte la vie intime de ces végétaux si commun: les réseaux de filaments créés par les champignons, la grande sociabilité des hêtres, la langage des racines qui craquent et l’incroyable pulsion de vie des arbres.

Nous les pensions silencieux, éteints, immuables. Après la lecture de ce livre, vos promenades en forêt vont prendre une tout autre dimension. Allons même plus loin puisque Peter Wohlleben s’y risque en s’appuyant sur des études publiées dans les plus sérieuses revues scientifiques, les arbres ont bien des leçons à nous donner en terme de partage et de communication. Ce sont des êtres sociables qui aiment la compagnie des autres et ce tout en conservant chacun leur propre caractère.

Melissa Fague

Un arbre a besoin de ses semblables pour s’épanouir

Tout bon jardinier et forestier le sait, un arbre a besoin de place pour capter le maximum de lumière et pour pouvoir se développer au mieux sous terre comme dans les airs. Sauf que cette règle immuable est fausse. Un arbre comme l’hêtre a besoin d’être bien entouré. Par leurs racines, les arbres ne captent pas seulement l’eau du sol, ils communiquent, s’échangent de quoi se nourrir. Ils savent qu’à plusieurs, ils seront plus forts pour faire face à la météo par exemple.

Cela vaut aussi pour les attaques d’insectes. Cette petite chenille qui grignote un morceau de feuilles? L’arbre ne va pas se laisser faire comme ça. Il commence par produire un gaz qui va repousser les insectes. Ce gaz, les arbres voisins le sentent eux aussi et vont en produire à leur tour. Sauf que la portée de celui-ci n’est pas très grande. Mieux vaut donc utiliser des moyens de communication plus fiables.

Les racines et les champignons sont tout indiqués. Les champignons sont la fibre internet de la forêt. Dans une cuillère à soupe, des chercheurs ont trouvé plusieurs kilomètres de réseaux filaires. Ainsi, l’arbre prévient ses congénères du danger tout proche. Bien sûr, cette protection n’est pas infaillible mais l’entraide leur permet de survivre.

Cette entraide vaut aussi quand un arbre de la même espèce est malade. Ses congénères vont l’aider à se rétablir jusqu’au bout, en lui donnant de quoi se nourrir par les racines. Impossible de s’arrêter avant qu’il soit rétabli ou qu’il meure. Là encore, un tronc qui paraît mort peut encore vivre grâce à la solidarité des arbres pendant plusieurs années, a remarqué le forestier allemand.

Getty Images/EyeEm

Un arbre est élevé à la dure, mais c’est pour son bien

Les jeunes pousses, elles, ne demandent qu’une chose, croître, encore et encore. Problème, dans les forêts naturelles, celles qui n’ont pas été “ordonnées” par l’homme, les jeunes pousses n’ont pas la place, ni la lumière suffisante pour se développer comme ils le voudraient. À dessein.

La science a donné raison aux arbres adultes qui se gardaient bien de faire de la place aux plus jeunes. Sous les houppiers (les branches hautes des arbres), les pousses obtiennent 3% des rayons du soleil, soit juste ce qu’il leur faut pour opérer une photosynthèse minimale. Cette restriction de lumière est ce que le forestier allemand appelle “une mesure éducative”. Comme l’a prouvé la science, croître lentement au début de sa vie, c’est multiplier ses chances d’atteindre un âge avancé.

Outre cette vision à long terme, les arbres ont aussi une connaissance extrêmement fine du temps qui passe et de la succession des saisons. Parfois, il peut y avoir de fraîches journées d’été ou des journées d’hiver printanières. Pourtant, l’arbre ne s’y fait pas prendre, pas de protection contre le froid dans la première situation, ni de bourgeon dans la deuxième. Il sait en effet corréler la longueur des journées et la température ressentie.

Getty Images/iStockphoto

Un appel à la prise de conscience

De même les graines perçoivent elles aussi les températures. Les futurs arbres ne s’aventurent pas à sortir de leur enveloppe juste avant les frimas de l’hiver par exemple. Ce qui est plutôt facile à faire lorsque l’on est sous une fine couche de terre et que l’on ressent moins les variations de température. En revanche, les graines de bouleau qui sont à la surface du sol, doivent faire elles-mêmes le calcul. Un tour de force qui assure la survie de ces arbres et forêts depuis des millénaires.

Et pourtant, l’homme, par méconnaissance bien souvent, ne respecte pas l’arbre. Peter Wohlleben salue le chemin parcouru par le grand public pour mieux prendre en compte la souffrance animale dans sa consommation de viande. Il faudrait en faire de même pour les arbres, réclame-t-il. “Quand on sait qu’un arbre est sensible à la douleur et a une mémoire, que des parents-arbres vivent avec leurs enfants, on ne peut plus les abattre sans réfléchir, ni ravager leur environnement en lançant des bulldozers à l’assaut des sous-bois”, écrit le garde-forestier.

Les “grand végétaux n’ont pas de cerveau, ils ne peuvent se déplacer que très lentement, leurs préoccupations sont sans rapport avec les nôtres et leur quotidien se déroule dans un ralenti extrême. Comment s’étonner que les arbres soient traitées comme des choses, même si personne n’ignore que ce sont des organismes vivants? […] Nous devons traiter les arbres comme nous traitons les animaux, en leur évitant des souffrances inutiles.”

La vie secrète des arbres, Paul Wohlleben, 2017

Disponible à l’achat sur Amazon et la Fnac

Les arbres ont une vie secrète que nous n’imaginons pas :

Advertisements

C’est un cri d’alarme de la nature !

https://www.franceculture.fr/environnement/750-especes-animales-disparues-2-700-en-voie-dextinction-12-500-menacees

08.02.2017

“Oasis nature”… L’appel d’Hubert Reeves.

Hubert Reeves: il appelle les citoyens à s’organiser en réseau pour protéger notre écosystème

Hubert Reeves, célèbre astrophysicien, appelle les citoyens à s’organiser en réseau pour protéger la nature et l’écosystème, via le concept d’ « Oasis Nature ». L’idée n’a rien de révolutionnaire : il s’agit de reverdir villes et campagnes à l’échelle de tout un chacun. Mais la force de l’initiative repose sur le réseau et sur une charte de qualité : reverdir oui, mais pas n’importe comment !

L’astrophysicien Hubert Reeves est un touche à tout : à la fois docteur honorifique de plus de douze universités, passionné de musique classique, metteur en scène de spectacles, il est aussi et avant tout un fervent défenseur de l’écologie. Le franco-canadien est un militant écologique actif depuis les années 2000.

Les Oasis Nature : un concept… mais qui existe déjà 

Alors qu’il donne une conférence devant des milliers de personnes, Reeves est interpelé par un jeune homme : « Mais, et nous, à notre échelle, que peut-on faire pour changer les choses ? ». Une question récurrente à laquelle il aime répondre que chacun, comme le colibri de la légende amérindienne, peut « faire sa part » et apporter sa pièce à l’édifice. C’est à partir de là qu’il s’est donné pour objectif d’accompagner les gens dans leur recherche du mieux faire : car les bonnes volontés sont nombreuses, mais parfois désemparées.

C’est pour cela qu’il « invente » les Oasis Nature, des lieux où on décide de laisser la Nature reprendre ses droits. Cela peut être un jardin, un balcon, mais le but est bien de laisser prospérer la nature, sans presque aucune intervention humaine : « On peut créer une Oasis Nature sur n’importe quelle surface que vous possédez : que ce soit un balcon, ou un grand domaine – les jardins gigantesques de La Villette sont aujourd’hui des Oasis Nature », explique l’homme engagé.

 

Une exigence de qualité 

Quelle est la différence avec le jardinage normal, vous demandez vous ? Elle tient en ce qu’une attention particulière est accordée à la biodiversité : il ne s’agit pas seulement de laisser prospérer les plantes, il faut aussi penser aux bien-être des animaux et penser l’espace aménagé pour qu’ils y trouvent leur place. Quelques fleurs suffisent pour faire revenir coccinelles, abeilles et papillons, qui disparaissent trop souvent des « espaces verts » aseptisés des grandes villes. Pour cela, le réseau Oasis nature n’est pas avare en conseil : accrocher des nichoirs, créer une marre, installer des abris à insectes.

Pour adhérer au réseau Oasis Nature, il suffit d’envoyer un formulaire d’inscription, mais aussi et surtout de s’engager à respecter la charte des Oasis Nature : ainsi, si tous ces micro-jardins sont différents, ils se reconnaissent dans une seule et même charte. Ni un document juridique, ni liste d’exigences, c’est un engagement volontaire pour le respect de bonnes pratiques de gestion de son terrain, favorables à l’accueil et à l’épanouissement de la faune et de la flore sauvages. Ainsi, les membres s’engagent à utiliser le moins de produits chimiques possible, privilégier les techniques de jardinage dites « douces », limiter leur consommation d’eau, limiter leur éclairage, sélectionner des plantes locales et de saison, etc.

Un réseau pour donner de la force aux actions 

Présidant « Humanité et Biodiversité » depuis 2001, Hubert Reeves connaît les avantages que présente l’associatif. Et c’est cela la grande force des Oasis Nature : mettre en réseau les gens qui prennent des initiatives personnelles. Reeves ne s’y trompe pas, son « concept » existe depuis longtemps déjà. Par contre, son mouvement permet aux personnes engagées de grouper leurs forces et de se conseiller les uns les autres. L’objectif est de construire un maillage, une mosaïque d’espaces favorables à la biodiversité partout sur le territoire.

L’Echo des Oasis Nature, l’info-lettre du réseau, est envoyé à tous les membres du réseau. Chaque numéro contient les actualités des membres, de nombreux conseils de jardinage écologique et une fiche technique.

Globalement, Hubert Reeves est pessimiste quant à l’avenir de la Terre si personne ne réagit. Dans son livre publié en 2003, Mal de Terre, il fait le constat d’une planète au bord de l’asphyxie. Mais une lueur d’espoir persiste : cette lueur, ce sont les Oasis Nature. « Et cela peut compter, cela peut faire quelque chose« , assène Hubert Reeves. Une initiative à suivre ?

Source :lareleveetlapeste.fr rendez-vous sur leur site pour les soutenir

Sources : Humanité Biodiversité : sur les Oasis Nature / Vidéo sur Sciences et Avenir /Article sur Sciences et Avenir

Crédit Photo : ©Vincent Isore/IP3 press; Paris, France le 20 Septembre 2013 – Conférence environnementale consacrée a « l emploi » et a une « nouvelle politique industrielle » basée sur l économie des matières premières au Conseil économique, social et environnemental – Hubert Reeves

image-couv-site-23-1080x675

 

Le chant des colibris – l’appel du monde de demain

L’APPEL DU COLIBRI

www.lechantdescolibris.fr

Bonjour,

Nous sommes de plus en plus nombreux, de tous les horizons, à appeler un avenir qui donne envie de se lever le matin, un avenir qui parle à nos enfants, un avenir qui fait rêver !

Chacun d’entre nous à un rôle à jouer !

Nous sommes convaincus que si nous sommes de plus en plus nombreux à nous informer et à débattre sur les enjeux et les solutions, si nous sommes de plus en plus nombreux à nous rassembler pour agir chez nous, nous initierons une puissante dynamique citoyenne pour influencer les décideurs politiques.

www.lechantdescolibris.fr

       DES OUTILS POUR DIFFUSER L’APPEL AUTOUR DE VOUS :

logo-chant-rvb-def

16427788_946983572103326_4621914511653849752_n

Encyclique Laudate Si…

 

C’est ainsi que commence cette encyclique dédiée à la création et à l’écologie humaine.

«Laudato si’, mi’ Signore », – «Loué sois-tu, mon Seigneur», chantait saint François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : «Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe »

Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l’exploiter. 

La violence qu’il y a dans le cœur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l’eau, dans l’air et dans les êtres vivants. C’est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui «gémit en travail d’enfantement» (Rm 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussière (cf. Gn 2, 7).

Notre propre corps est constitué d’éléments de la planète, son air nous  donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure.

Texte intégral encyclique Laudate Si